« Coaching appréciatif » : différence entre les versions
Aucun résumé des modifications |
Aucun résumé des modifications |
||
Ligne 38 : | Ligne 38 : | ||
Concernant le développement de forces moins présentes, il n'est pas cohérent d'insister sur les manques d'une personne dans une [[Démarche appréciative|approche appréciative]]. Au lieu de cela, il est plus efficace de stimuler les forces déjà présentes pour favoriser une évolution positive. Les injonctions directes, comme demander à quelqu'un de faire preuve de plus d'entrain, s'avèrent souvent inefficaces. En somme, le coaching doit se concentrer sur l'activation et le développement des forces existantes pour un changement significatif. | Concernant le développement de forces moins présentes, il n'est pas cohérent d'insister sur les manques d'une personne dans une [[Démarche appréciative|approche appréciative]]. Au lieu de cela, il est plus efficace de stimuler les forces déjà présentes pour favoriser une évolution positive. Les injonctions directes, comme demander à quelqu'un de faire preuve de plus d'entrain, s'avèrent souvent inefficaces. En somme, le coaching doit se concentrer sur l'activation et le développement des forces existantes pour un changement significatif. | ||
[[Catégorie:Coaching]] |
Version du 14 octobre 2024 à 16:23
Le coaching appréciatif se distingue par son approche centrée sur les forces et les aspirations de l'individu, plutôt que sur la résolution de problèmes. Cette méthode, inspirée par la démarche appréciative, permet d'ouvrir un espace créatif où la personne coachée peut explorer de nouvelles possibilités. En effet, sortir d'un mode de pensée axé sur les problèmes permet d'accéder à une vision plus large et à des solutions innovantes.
Quelques références
Jean Pagès met l'accent sur l'importance de la relation entre le coach et la personne accompagnée, favorisant ainsi un climat de découverte et d'exploration. Cette dynamique permet à l'individu d'identifier ses aspirations essentielles et d'imaginer un futur désirable, tout en engageant des actions concrètes pour y parvenir.
La posture du coach est cruciale dans ce processus. Myriam Subirana souligne l'importance d'une écoute attentive (écoute active) et d'une présence consciente, où le coach doit être pleinement engagé, tant sur le plan verbal que non verbal. Une attitude positive est également essentielle, car elle permet de mettre en lumière les forces de l'autre et de favoriser un climat de confiance.
Jackie Kelm, dans ses recherches, propose un cadre de coaching basé sur un état d'esprit inconditionnellement positif, une vision claire des aspirations et une créativité orientée vers l'action. Il est possible d'intégrer cette approche sans modifier fondamentalement le processus habituel de coaching, en adoptant simplement un langage et une attitude appréciatifs.
En conclusion, le coaching appréciatif s'inscrit dans une démarche de transcendance, où l'accent est mis sur la relation entre le coach et la personne accompagnée. Cette relation dépasse les individus et permet d'explorer des dimensions plus profondes du cadre du travail et de sa propre existence. Le coaching devient alors un moyen d'émancipation, permettant à l'individu de dépasser ses limitations et de se connecter à ses aspirations essentielles. Cette approche favorise une ouverture au possible et une reconnexion avec soi-même, contribuant ainsi à un épanouissement personnel durable.
Processus de coaching appréciatif
Ce processus est issu des travaux de Jean Pagès.
Le processus de coaching appréciatif se concentre sur l'identification des aspirations significatives des individus et sur la découverte des forces psychologiques qui leur permettent de les réaliser. Ce type de coaching vise à aider les personnes à évoluer vers ce qu'elles souhaitent vraiment devenir, tant sur le plan personnel que dans leurs relations sociales et professionnelles (les 5 phases de la démarche appréciative).
Bien que le coaching centré sur les forces semble évident, il est difficile de sortir d'un négatif structurel et de la résolution de problèmes habituelle. Il est donc essentiel de créer une relation de confiance avec le coach.
1. Recherche des finalités du coaching (Phase de définition)
Cette phase consiste à poser des questions pour rechercher des orientations positives et déterminer les finalités du coaching. Le coaching commence avec des thèmes et des objectifs spécifiques en langage positif. Le coaché décrit des images de son succès, ouvrant ainsi la voie à ses expériences positives, ses ressources et son potentiel de développement. Les aspirations de la personne sont connectées à ce qui a du sens pour elle.
Les aspirations doivent être :
- Attractives : susciter l'envie d'avancer.
- Génératrices de désir : encourager la curiosité et la découverte de soi.
- Stimulantes : apporter une énergie qui incite à l'action.
- Cohérentes : alignées avec les valeurs et besoins fondamentaux de la personne.
2. Questionnement appréciatif et recherche des forces (Phase de découverte)
Cette phase vise à identifier les forces que la personne utilise pour vivre pleinement.
La méthode des "trois histoires" est utilisée, où le coaché raconte trois expériences significatives où il s'est senti pleinement lui-même. Cela permet d'identifier les forces en évitant une analyse trop rigide. Le coach prend des notes pour saisir les émotions et les forces exprimées.
- Identification des forces : Le coach questionne ensuite le coaché pour qu'il identifie lui-même ses forces à partir de ses récits. Cela favorise une prise de conscience et une appropriation des forces.
- Rapprochement avec le questionnaire des forces : Après la séquence de définition, la personne dispose d’un questionnaire sur les forces psychologiques. Le travail commencera à partir des résultats apportés. L'objectif est de faire le lien entre les résultats du questionnaire et les forces issues de l'exploration appréciative (il est possible d'utiliser, par exemple, les "Cartes des forces", de chez Positran).
- Consolidation des forces : La démarche consiste à se centrer sur les forces identifiées à travers les expériences de vie et les questionnaires et permet de valider et de consolider ces forces. Le coach peut proposer diverses activités pour renforcer ces forces, comme rédiger un portrait basé sur les forces identifiées ou réaliser un collage représentant la personne avec ses forces. Cela aide le coaché à apprécier davantage les différents aspects de sa vie.
3. Relier les forces avec les finalités du coaching et agir (Dream, Design, Destiny)
Le processus de coaching relie les forces individuelles aux finalités du coaching à travers les étapes de Dream, Design et Destiny.
Après la phase de découverte, la phase de Dream permet à la personne d’exprimer ce qui lui tient à cœur et de donner du sens à son travail et à son existence. Cette phase met en lumière les valeurs essentielles de la personne, ce qui est important et vital pour elle. En prenant en compte ces forces et valeurs, on peut construire une vision significative pour l’individu.
La phase de Design encourage la provocation et l’exploration de nouvelles idées pour utiliser ses forces. Cela permet à la personne d’agir avec plus de confiance et de développer ses forces consciemment. Cependant, il est important de ne pas utiliser une force de manière excessive, et le coach doit accompagner la personne dans ce sens.
Concernant le développement de forces moins présentes, il n'est pas cohérent d'insister sur les manques d'une personne dans une approche appréciative. Au lieu de cela, il est plus efficace de stimuler les forces déjà présentes pour favoriser une évolution positive. Les injonctions directes, comme demander à quelqu'un de faire preuve de plus d'entrain, s'avèrent souvent inefficaces. En somme, le coaching doit se concentrer sur l'activation et le développement des forces existantes pour un changement significatif.